La première
mention historique de CHASSELAY date de 984, L’Eglise Métropolitaine
de LYON et l’Abbaye d’AINAY y possédaient déjà
des biens appréciables.
En 1195,
Reynaud de FOREZ, archevêque de LYON, fit exécuter
de nombreux travaux de fortifications qui donnèrent à
CHASSELAY
un redoutable château fort. Mais un siècle plus tard,
en 1312, des différends s’étant élevés
entre Philippe LE BEL, Roi de FRANCE
et Pierre de SAVOIE, alors archevêque de LYON. Le château
fut rasé, sauf la porte sud, où selon les dires, coucha
le Dauphin devenu plus tard Louis X le Hutin.
En juillet
1358. Raymond SAQUET, le nouvel archevêque, obtint l’autorisation
de relever le château fort, les pillards,
dont les Tard-Venus, sévissaient alors dans la région.
Avec le temps, ces bâtiments se dégradèrent.
Des vestiges existent encore, dont la maison de l’actuel Musée.
Depuis la Renaissance, les grands bourgeois lyonnais : LAURENCIN,
GROLLE, TOLOZAN, font construire plusieurs châteaux
qui leur servent de résidence de campagne (CHASSELAY n’est
qu’à 15km de Vaise) : Machy, Bellescize, Montluzin
et celui du Plantin,
fief des barons de CHASSELAY (familles POLVAREL, MASSO de la LA
FERRIERE).
La Révolution
de 1789 eut aussi ses conséquences à CHASSELAY : c’est
de là que partit le fameux ROSIER, instigateur du
massacre de POLEYMIEUX.
Pendant
la guerre de 1939-1945. de violents combats se déroulent
le 19 juin 1940, autour du couvent de Montluzin et le 20 juin
dans le village. De nombreux soldats sénégalais du
25e R.T.S. sont faits prisonniers : 48 seront massacrés sur
la route des CHERES.
Un cimetière de style Africain (ou TATA) a reçu leurs
dépouilles. Un monument inauguré en 1942 rappelle
leur sacrifice.
Parmi
les Chasselois célèbres, citons: le Général
d’Empire Pierre MACON, le charcutier DODAT (passage Véro-Dodat
à PARIS),
le peintre Antoine BAIL, le poète Pierre de BOUCHAUD, le
musicien Octave FERROUD.